15 mars 2008

Le peuple d'en bas

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Il était temps de réveiller la partie "Mille et unes pages" qui commençait à tomber en friches...
Et le livre dont je vais vous parler est à la hauteur de ce réveil.

Il s'agit du Peuple d'en Bas, de Jack London.
Un très très bon roman.
Je l'avais d'abord acheté je crois parce que Mark de Cocoon disait qu'il aimait beaucoup cet auteur. Et puis ensuite je l'ai laissé un peu poireauter pendant que j'essayais, en vain, de finir Carton Jaune de Nick Hornby.

Et puis on a été voir Into The Wild, et il se trouve que Chris McCandless adorait Jack London. Ni une, ni deux, je laisse Nick Hornby au placard et j'entame la lecture du Peuple d'en Bas... terminée en une semaine, tellement c'était délicieux.

Voici ce que dis la quatrième de couv' :

1902. London, déguisé en clochard, se perd pendant trois mois dans les bas©fonds de Londres, et en rapporte ce témoignage terrifiant. Loin des avenues de l'aventure, mais au plus près des réalités d'un siècle qui, décidément, commençait sous de bien sinistres couleurs.

J'ai été complètement happée par cette lecture. Une histoire vraie encore. Un homme comme vous et moi qui decide de se plonger dans les bas fonds d'un Londres miséreux.

Cette misère justement qui est tellement injuste et vicieuse. Plus l'on est miséreux et plus l'on est forcé à l'être. Des familles qui s'entassent dans de minuscules chambres jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de places pour une somme, certes maigre, mais tellement énorme pour eux qui ne gagnent rien chaque jour. Les enfants condamnés trop tot à devenir adultes. Et encore, seulement 50% survivent jusqu'à l'age de 5 ans. L'enfer de l'asile. L'impossibilité de trouver du travail. Les ventres jamais rassasiés.

Jack London ne s'appuie pas sur des généralités et il évoque très souvent des personnes rencontrées devant les asiles, sur les bancs, dans les cafés ou dans la rue. Il les fait parler, tout comme il fait parler les rapports de police ou des tribunaux qui condamnent si injustement les pauvres.

Etonnament, l'écriture de Jack London est plus moderne que jamais. Ce livre a été écrit il y a plus d'une centaine d'années et il nous parle toujours autant. Une façon simple et sans fioritures pour constater que décidemment tout ne va pas bien à Londres, malgré la belle apparence que veux se donner le Gouvernement.

Une très agréable lecture, également très marquante. Reflet d'une époque terrible.

Pour la peine, je me suis acheté Croc Blanc, toujours de Jack London. Pour découvrir, cette fois-ci, l'Alaska. Enfin ça sera une fois Into The Wild de Jon Krakauer terminé. Mais celui-ci se lit vraiment rapidement aussi, tellement il est poignant (rapport sous peu).

Posté par calamityco à 13:36 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Le peuple d'en bas

    encore une fois convaincue!!

    Posté par dine, 20 mars 2008 à 21:23 | | Répondre
  • et...

    HO LA ZOLIE BANNIERE!! j'kiffe!

    Posté par dine, 20 mars 2008 à 21:23 | | Répondre
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